Après le Vietnam, le changement est radical.
Des pics à 44° dans l’après-midi, des Cambodgiens curieux et tendres, presque doux aux baisers et un rythme qui s’est profondément ralenti.

Pour la première fois depuis trois mois, on découvre la paresse.
Du botaniste Mouhot à Malraux, on découvre sur le tas l’histoire de Pol Pot et ses frères, tous, ex-petits étudiants parigots. Cette horreur trop récente qui a touchée tous les Cambodgiens sans exception, il y a de cela moins de quarante ans.

Sous un soleil de plomb, on se fait violence en pédalant dix bornes entre chemins de terre et champs de nénuphars.

Champs de lotus

On partage le pain après avoir été invités à une bénédiction de moines bouddhistes.

Rejoints par Sissy et Arnaud encore couverts de neige, on s’aventure dans les ruines d’Angkor.
C’est Lin, génial petit chauffeur de Tuk Tuk (que je recommande à tous : angkortransport@yahoo.com), qui assure la visite. Malheureusement, nous sommes loin d’être les seuls. Des hordes vietnamiennes crépitantes succèdent à des meutes américaines dodues et joufflues…

On décide de prendre l’ennemi à revers en commençant par la fin.
Frôlant l’insolation, on sillonne les ruines du solitaire Koh Ker, les araignées de Banteay Kdei, les racines de Ta Prohm, les mystérieux visages de Bayon et bien sûr le royal Angkor Vat, plus grand édifice religieux au monde.

La force de la nature Big Bisou

On touche du doigt les vestiges d’une civilisation passée qui n’aurait jamais dû s’éteindre.

La fosse

La fosse

Balade à Angkor Vat

Balade à Angkor Vat

Rouges comme des écrevisses, on retrouve nos fidèles bus de nuit qui doivent nous emmener à Sihanoukville et ses îles paradisiaques à l’extrême sud du Cambodge.