Partis tous les 3 de Paris le seul jour de canicule de 2016, on arrive tard dans la nuit de Lisbonne en plein cœur de Bairro Alto. Le temps de découvrir les alentours de notre premier point de chute, on admire le miradoro sur le Lisbonne By Night en tétant une petite binouze. Le vent qui s’engouffre dans les ruelles des hauteurs de Lisbonne a raison de notre motivation, nous allons nous coucher.
Petits croissants et jus d’orange frais pour nous réveiller, notre hôte sait recevoir, on visse nos shorts et sunglasses pour arpenter les pavés et… les murs carrelés de Bairro Alto. Le soleil est éclatant et comme dans beaucoup de capitales européennes, le meilleur moyen de découvrir le ville est d’user sa semelle. On quadrille les quartiers à l’instinct en passant tour à tour par des places ombragées, des églises, des monuments, des tramways sortis du siècle dernier pour arriver au complexe underground LX Factory, mélange de street art, boutiques originales et cuisines vegan.

LX Factory

LX Factory

La vue du Parking

La vue du Parking

Until debt tear us apart

Until debt tear us apart

Déjeuner frugal, on garde de la place pour un dessert réputé : les fameuses pastéis de nata de Belem. Croquantes et craquantes à souhait, on les avale dans un parc entourés de chevreuils. Cette première journée chargée (20km à pieds au compteur) se termine par une bacalhau ultra salée qu’il a bien fallu éponger avant d’aller vagabonder au Lux, sortie raté au « temple » de l’électro portugais.
On profite du samedi pour aller dorer nos miches à la plaia de CasCais. Giflés par des raffales de vent, on en profite pour se lancer dans une grass volley homérique au pied de la citadelle.
Le soir on croit assister à une effervescence sans précédent devant l’affiche des 8ème de l’euro Croatie Portugal. Mais devant la soporifique prestation des 2 équipes et l’enthousiasme plus que limité des locaux, on écourte. Les rues sont à nous.
On reprend notre balade dominicale sous un soleil de plomb pour visiter la ville fortifiée avant d’assister à la rencontre épique France Irlande dans un pub irlandais. On est rapidement bouillants, on le sera jusqu’au bout sur notre petit roof top privé avec vue sur le pont du 25 avril, réplique du célèbre pont de San Francisco.

Moment volé

Moment volé

Manu on the Roofs

Manu on the Roofs

On part en pleine nuit pour notre deuxième voyage en un : direction les Açores, archipel perdue au beau milieu de l’Atlantique. On a choisi Flores, île la plus à l’ouest, aussi appelée île aux Fleurs ou encore l’île du bout du monde…
On arrive dans le brouillard avec notre coucou à hélices. Paumés comme jamais. On veut louer des vélos pour arpenter cette île à taille humaine. C’est simple, il n’y a pas de loueurs sur l’île qui recense moins de 10 restaurants.
On arrive dans la « mégalopole » de Fajazinha chez nos hôtes José et Nélia d’une gentillesse à tomber. On est entourés d’hotensias, de plages de galets et de cascades imposantes et … à 7 km de la première trace de vie.
On finit par louer une voiture pour visiter cette île cachée sous un voile à découper au couteau qui ne se lèvera pas de la matinée malgré nos sollicitations insistantes. On force le destin avec une balade dans la jungle pour atteindre les cascades et les caldeiras, fierté des Floresiens. La baignade dans l’océan est rafraîchissante et notre dîner dans le restaurant Par do Sol tenu par nos hôtes face à l’Océan est lui succulent, gai et arrosé.

Sunset de Fajazinha

Sunset de Fajazinha

Caldeira Negra

Caldeira Negra

Cascade Ribeiro

Cascade Ribeiro

La plage cachée

La plage cachée

Arrivée abrupte à Ponto Delgada

Arrivée abrupte à Ponto Delgada

Dark Tree

Dark Tree

There will be a light

There will be a light

Le lendemain on tente la plus belle rando de l’ile de Faja Grande à Ponta Delgada 13 km à flan de falaise, en passant par des forêts séculaires et champs d’hortensias. La balade est magique et le retour en stop fort sympathique. On remet le couvert chez José.
Notre dernière journée est consacrée à l’île de Corvo. Si Flores était minuscule, Corvo est un rocher. La balade en bateau est impressionnantes, on longe d’abord les côtes en frolant ses falaises, ses cascades et ses oiseaux avant de profiter des plages de sable noir de Corvo. On ne tentera pas la baignade, quelque peu rebutés par les dizaines (centaines ?) de méduses. On garde notre modjo jusqu’au bout. On fait le chemin du retour accompagné d’un banc de dauphins…
On repart de notre périple gorgés de soleil, et de souvenirs à la pelle. Quand vous voulez les amis pour remettre le couvert.