La première étape de notre périple sur Bornéo nous emmène aux pieds du mont Kinabalu fort de ses 4095m d’altitude.

On constate dès la sortie de la carlingue de l’avion que le climat est beaucoup plus moite que sur la Malaisie continentale; d’ailleurs on arrive sous des pluies torrentielles au « camp » de base afin de préparer notre ascension.
Et là, doux Jésus, les prix sont quasiment multipliés par 10 par rapport à ceux indiqués dans notre petit Futé pas si obsolète…
Après quelques tergiversations, rassurés par la météo radieuse prévue pour les 2 jours suivants, nous décidons de tenter l’aventure.

On nous colle un guide commis d’office, le dénommé Buddy ; autant être honnête, c’est le guide le plus médiocre que la Terre n’ait jamais portée.
Non anglophone, voire muet. Perd ses 2 clients lors d’une pause. Préfère foncer au refuge plutôt que de suivre notre rythme bucolique. Ne cille pas d’un iota quand on lui apprend que Sandy a des nausées aigues arrivée à 3200m… Bref la définition littérale de l’incompétence.

Le Kinabalu se mérite peut-on lire un peu partout…

Nous voici donc en train de crapahuter cet escalier sans fin pour passer tour à tour les étages verts de la jungle, marrons de la roche, blancs des nuages puis rouges de l’argile suivis de près par des dizaines d’écureuils audacieux.

Le guet

On arrive sur les rotules au refuge de 3200m, surtout la pauvre Sandy terrassée par le mal des montagnes. Couchés à 19h30 car « demain », réveil à 2h15.

A 3h, Sandy renonce, les nausées se font plus présentes.
Je décide de partir seul pour être au sommet pour le lever du Soleil.

Tel un bouquetin, je saute de rocher en rocher en dépassant de nombreux asiatiques bigrement équipés.

J’arrive fièrement au sommet avec 1h d’avance sur le soleil.

Je n’ai jamais eu aussi froid de ma vie.  

Coincé dans la roche, à 5h00 du matin et à 4095m je vous le promets, le bermudas et les chaussettes en guise de gants ne sont pas suffisants…
Mes rotules jouent des claquettes.

J’ai lutté mais la survie en valait la peine, le lever du jour est irréel presque divin.

Panoramix du Kinabalu Explorateur en Kway Coulée lunaire

Hébété, je rejoins ma dulcinée qui a repris du poil de la bête pour entamer notre folle redescente.

Après 457 847 marches, on perd l’usage de nos jambes pendant 4 jours minimum, on décide donc d’aller se reposer 3 jours au plein cœur de la réserve naturelle de Labuk Bay.

Waow !

On est les seuls touristes du resort (qui doit contenir plus de 100 lits), le staff est aux p’tits soins et nous emmène admirer une faune de cinéma : naziks, calaos, varans, aigles, macaques vivent en harmonie. Ils ont juste oublié de nous prévenir pour la mygale dans le dortoir…
Tout simplement magique.

A revanche un appendice nasal qui se raproche beaucoup plus d'un péni flasque © Topich

A revanche un appendice nasal qui se raproche beaucoup plus d’un péni flasque
© Topich

On les reconnait grâce à leur petit nez en trompette © Sandy

On les reconnait grâce à leur petit nez en trompette
© Sandy

HELLLLP ! © Topich

HELLLLP ! © Topich

 

Sympathique petite vipère Au revoir Gné ? © Topich Presque manucuré

Pour ceux qui aiment la nature sauvage, Bornéo est inoubliable.