On The Roots again !

Douze mois qu’on l’attendait, qu’on le préparait, qu’on le rêvait.
Notre périple en Namibie est enfin une réalité.

Jour 1

A l’aéroport, nous sommes accueillis, présence du président namibien himself oblige, par un tapis rouge et une fanfare folklorique : une trentaine de musiciens engoncés dans leur costumes colorés et moulants soufflent dans leurs trompettes sous une petite chaleur de 35°C. Durant les 20 min de transfert de l’aéroport vers l’agence, on a le temps d’apercevoir des macaques et même une girafe qui broutait le long de l’autoroute. easy pizzy.

On récupère alors notre White House, un 4×4 monstrueux monté sur des roues de tracteurs qui supportent une véritable petite maison ambulante cosy et confortable. Ainsi, nous partons en road trip poussiéreux certes mais avec un mini frigo, une table, des chaises, un toit dépliant et même une seconde batterie pour avoir un peu d’électricité.
Notre van attise la curiosité envieuse des autres voyageurs qui viennent récupérer leur petit véhicule.

Jour 2

Après un ravitaillement rondement mené et une première nuit perdus dans la banlieue de la capitale Windhoek, on prend la direction du sud. Le soleil est déjà brûlant et la route agréable traverse des petites montagnes sexy dans le district de Hardap Dam (littéralement région des mamelons). Je vous laisse faire le rapprochement.

Chaque stop son petit événement : découverte d’ossements, passage du tropique du Capricorne, rencontre avec quatre petites dames vendeuses de peaux de springboks moqueuses devant notre émerveillement devant leur petit âne et finalement hilares en comprenant que mon nom signifie DONKEY en français. Bref, la route est belle et nous emmène dans le parc naturel de Hardap dam pourtant peu mis en valeur dans notre guide.

On nous conseille un petit chemin à l’écart de la main road, à priori plus propice à la découverte d’animaux. On suit une route sinueuse et caillouteuse depuis 200 mètres qu’un gigantesque oryx surgit à 5 mètres de nous. Virage suivant : des gazelles qui bondissent sur leurs ressorts. Des animaux surgissent de partout. Etat d’émerveillement extrême, le coeur à cent à l’heure. Un troupeau de 30 zèbres décide de faire la course avec la White House. S’en suivent des dizaines d’oryx, des autruches, un fennec, des impalas. On se rend compte alors qu’on ne sait plus très bien où nous sommes dans ce parc national de 25 000 ha et ses 80 kms de piste.

Alors que je me suis clairement enhardi à vouloir gravir une pente beaucoup trop escarpée, peut-être un peu ahuri par les 37°C à l’ombre, notre 4×4 nous fait des frayeurs et la lucidité réapparait alors. Voilà 3 heures qu’on sillonne ce zoo à ciel ouvert, nous n’avons pas croisé un seul véhicule !
Il est temps de faire demi tour…

On reprend donc la route pour nous trouver un endroit où passer la nuit. Un camping de premier choix niché dans le cratère Brukkaros. On est accueilli par une hôtesse fantôme. D’ailleurs la douche annoncée est elle aussi imaginaire et c’est donc tout naturellement que nous faisons notre petite toilette nus comme des vers face à l’immensité du décor d’or qui nous sert de tableau pour l’apéro, tout juste caressés par les derniers rayons de la journée.

Jour 3

On se balade clopin clopant dans la charmante petite ville animée et colorée de Keetmanshoop. On sustente notre White House et son gargantuesque réservoir de 160L et on reprend la route direction l’extrême sud et le mythique Fish River Canyon.
La route est à nous.
Belle, silencieuse, poussiéreuse et déserte.

La Légende de Koutein Karoo

Nous nous octroyons le luxe de nous payer notre première douche en réservant un emplacement dans le camping d’Hobas qui s’est offert une piscine de 2m². PAF. Expo.

Il est temps d’aller traquer Koutein Karoo. La légende raconte en effet qu’il y a fort longtemps un gigantesque serpent a été pris pour cible par un redoutable chasseur. La traque a alors poussé le serpent à s’échapper par le sud en se faufilant dans la roche et aurait alors creusé ce cratère vertigineux de plus de 270 mètres à travers plus de 80 km de méandres impressionnants.

La vue nous laisse sans voix. On décide de caler la White House à flanc de cratère et déboucher une belle bouteille locale. Il faut savoir profiter du spectacle dans les meilleurs conditions.
Mes amis… Quel bonheur…